Le repère essentiel

La confiance concerne notamment ce que l’on se sent capable de faire ; l’estime de soi touche au regard que l’on porte sur sa propre valeur. L’objectif d’un accompagnement n’est pas de se trouver formidable en permanence, mais de moins dépendre d’un jugement sévère ou de l’approbation extérieure.

01 · Distinguer

On peut être compétent et se dévaloriser

Une personne peut savoir accomplir son travail tout en se sentant illégitime, ou être à l’aise avec ses amis mais très hésitante dans un nouveau groupe. Il est utile de situer la difficulté : dans quels domaines apparaît-elle, avec qui, et à quels moments ?

Une faible estime de soi peut s’accompagner de jugements globaux négatifs pris pour des faits : « Je suis incapable », plutôt que « Cette tâche m’a posé problème ». Elle peut être une difficulté en elle-même ou s’inscrire dans d’autres problèmes, dont la dépression. [1]

02 · Repérer

Quand votre valeur semble toujours devoir être prouvée

Vous pouvez remarquer que les réussites vous rassurent peu, alors qu’une remarque occupe longtemps votre esprit. Vous vous imposez peut-être des exigences que vous n’appliqueriez pas à un ami. Ou vous attendez d’être certain de bien faire avant d’essayer.

Pour préciser votre demande, choisissez un exemple récent : une candidature non envoyée, une question que vous n’avez pas osé poser, un compliment que vous avez immédiatement minimisé. Que redoutiez-vous exactement ? Une erreur, un rejet, un conflit, le fait d’être vu ?

La même hésitation peut cacher des enjeux différents. Chercher cette précision est plus utile que de conclure que vous manquez de confiance « en tout ».

03 · Explorer

Passer d’un verdict sur soi à une situation à comprendre

Voici un exemple fictif : après une présentation hésitante, une personne conclut qu’elle n’a rien à apporter. Une lecture plus précise pourrait distinguer le manque de préparation, une question difficile et les éléments qui ont été compris par les autres.

Cette façon de regarder la situation ne consiste pas à nier les difficultés. Elle permet de chercher ce qui peut être appris, ajusté ou accepté, sans transformer chaque expérience en jugement définitif sur votre personne.

Vous pouvez noter trois choses après une situation marquante : ce qui s’est réellement passé, la conclusion que vous en tirez sur vous-même et la question que vous aimeriez examiner avec quelqu’un.

04 · Accompagner

Ce qui peut se travailler avec un psychologue

Le travail peut porter sur les attentes envers soi, les comparaisons, la place des critiques et la difficulté à reconnaître ses qualités. Les approches cognitives proposent notamment d’examiner les interprétations et les règles personnelles trop rigides. [1]

Les objectifs gagnent à être concrets : demander une précision, exprimer une préférence, accepter une aide ou essayer une activité sans en faire une épreuve de valeur. Vous pouvez discuter avec le professionnel de ce qui vous semble possible et du rythme souhaité.

La bienveillance envers soi peut aussi être un appui : chercher la manière dont on parlerait à un proche dans la même difficulté. Cela ne consiste pas à se répéter des phrases auxquelles on ne croit pas. [2]

05 · Contexte

Tout ne se joue pas à l’intérieur de vous

Des humiliations, une relation dévalorisante ou un environnement discriminant ne deviennent pas acceptables parce que vous apprenez à mieux vous affirmer. Le contexte doit être pris en compte, et la protection peut primer sur un travail de confiance.

À Angers, un premier rendez-vous peut aider à préciser votre demande et à distinguer ce qui relève du regard sur vous-même, des relations actuelles ou d’une souffrance plus large. Vous pouvez aussi lire le dossier sur les relations et les limites.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Le manque de confiance est-il un diagnostic ?

Non. C’est une manière de décrire une expérience, qui demande à être précisée. Il peut concerner un domaine particulier ou être associé à une souffrance plus large.

Faut-il devenir extraverti pour être plus à l’aise ?

Non. Vous pouvez rester réservé et apprendre à faire davantage de place à vos besoins, à vos choix et à vos compétences.

Pourquoi les compliments ne me rassurent-ils pas longtemps ?

Ils peuvent être écartés, minimisés ou mis en concurrence avec une critique. C’est un point à explorer à partir d’exemples, sans en déduire une cause unique.

Sources et ressources

Références utilisées pour les repères généraux. Les exemples sont fictifs et les pistes de réflexion ne constituent pas un protocole de soin.

  1. Centre for Clinical Interventions — Self-esteem (en anglais) ↗
  2. Psycom — S’aider soi-même : bienveillance envers soi ↗

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Ces informations ne permettent pas de poser un diagnostic et ne remplacent pas une évaluation individuelle. En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112.